La Belle Saïnara

Ernest D’HERVILLY

Comédie japonaise en un acte et en vers, suivie de La Jonque des Amants, chanson, musique d’Armand Gouzien.

Représentée pour la première fois, à Paris, sur le Théâtre national de l’Odéon, en novembre 1876.

 

Personnages

 

ΚΑΜΙ

SAÏNARA

TAÏ-PHOON (DJOUROS)

MUSMÉ (SAZHIMA)

 

Le théâtre représente un de ces intérieurs japonais si fréquemment peints sur les écrans. Le sol est garni de nattes ; les murs sont décorés de panneaux couverts de fleurs et d’oiseaux. Portes basses à droite et à gauche. Au fond, une vaste fenêtre circulaire par laquelle on aperçoit la campagne et, à l’horizon, le volcan sacré, le Fousihama, au-dessus de collines vaporeuses que reflète un lac paisible argenté par la lune.

De grosses lanternes de papier éclairent la scène. Pour meubles, çà et là, des coussins, une petite table garnie de tout ce qu’il faut pour prendre le thé et pour fumer.

Partout des fleurs dans des vases de bronze ou de porcelaine.